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La bonne âme de Sezuan
de Bertolt Brecht (création 2007/2008)
L’histoire - la Bonne Âme de Sezuan de Bertolt Brecht
Aux confins d’une province chinoise, le Sezuan, trois divinités quelque peu folkloriques font leur apparition à la recherche d’une bonne âme disposée à leur offrir l’hospitalité, avec pour enjeu, sauver ou ne pas sauver l’humanité. Elles ne trouveront que ShenTé, prostituée « au grand coeur », qui fera très vite l’amère expérience d’être trop généreuse avec ses congénères. Elle va alors s’inventer, pour se protéger de leur avidité, un cousin, Shui Ta, son double en négatif.
Cette pièce fait la démonstration de la cruauté et de l’inhumanité de toute société fondée exclusivement sur les relations marchandes, et en cela elle est éminemment contemporaine, car elle s’inscrit dans la réflexion qui actuellement s’organise au niveau mondial pour tenter d’infléchir le cours des idées économiques du temps.
Elle nous renvoie ainsi à toutes les contestations actuelles du système néo-libéral, et ce sans aucun manichéisme, ni didactisme pesant, au fil d’une parabole qui pose, en matière de relations sociales, des questions qui touchent au plus profond de nous, sans apporter non plus de réponses toutes faites comme celles que nous avons trop souvent l’habitude d’entendre.
Mise en jeu
Les comédiens évoluent dans une scénographie où l’espace de jeu, constitué de plateaux mobiles, certains avec mâts et voiles, « flottent » sur un sol dont les dessins rappellent un jardin zen. Il pourrait figurer le fleuve de la vie que les spectateurs regardent couler, assis sur l’une ou l’autre berge, voire les deux quand le spectacle est joué dans sa version bi-frontale. Il souffle sur ce fleuve un vent d’individualisme si violent qu’il pourrait faire sombrer le frêle esquif que ShenTé tente de mettre à l’eau pour sauver ses semblables, car trop de naufragés avides viennent s’agripper à son bord. Mais la jeune fille, ou plutôt ShuiTa, le « cousin » qu’elle s’invente pour se protéger, finira par y mettre « bon ordre ».
Masques de tulle et nez rouges, chansons et musique, bande-son et bruitages, jeu souvent poussé jusqu’au burlesque, font entendre, de façon inattendue et décalée, l’humour, comme l’actualité, de cette pièce.
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Distribution
Mise en jeu et dramaturgie: Yves Doncque / Assistant mise en jeu et dramaturgie: Jérémy Brunet
Travail sur les textes: Monique Duffey / Scénographie et décors: Alberto Chiesa, Chloé Laurencin, Michel Sari
Jeu: Jérémy Brunet, Michel Deleuze, Bérénice Doncque, Lola Lelièvre, Nicolas Moisy, Nicolas Prugniel, Mathilde Vieux Pernon
Costumes, effigies, accessoires: Anne Bonora / Création lumière: Pascal Pellissier, André-Paul Venans
Composition chansons: Guillaume Paul / Création et interprétation musiques et son: Vladimir Cellier
Partenariat
L'Espace 600 (Grenoble), Le Coléo (Pontcharra), Le Pot au Noir (Saint-Paul-les-Monestiers)
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